Quand on est devant une peinture de Virginie Pilon, ce qui frappe au premier regard, c’est l’impression
de voir une sérigraphie, une image imprimée.
C’est donc un choc de lire le cartel et d’apprendre que l’on fait face à une peinture acrylique sur toile.
Il s’en suit généralement une question qui, loin d’être une réflexion personnelle, est au contraire un réflexe conditionné par notre société industrielle : «Pourquoi peint elle?
Puisque une machine pourrait le faire à sa place».
Démarche artistique
Virginie Pilon commence chaque peinture avec une idée plus ou moins précise qu’elle résume en un mot Apocalypse, par exemple, pour l’une de ses oeuvres.
Elle recherche ensuite sur internet ou dans des livres, suivant qu’elles lui évoquent le mot choisi, des illustrations à partir desquelles débute son travail de composition.
Elle construit à l’aide d’un outil informatique une image patchwork en découpant, en changeant d’échelle et en juxtaposant les différentes illustrations choisies.
Elle imprime ensuite le résultat sur un calque, repasse avec un crayon le contour des différents motifs formant la composition, puis le décalque sur la toile.
Enfin commence un long travail de remplissage des surfaces délimitées par les lignes décalquées,
comme un enfant qui colorie son livre d’images s’appliquant à ne pas dépasser les bords.